Les caprices de la mémoire

Article publié par Marie Rachel Jolivet le 01/03/2018 à 11:07
Catégories : portez-vous mieux
Tags : oubli',' enfance',' mémoire','

Dans mon précédent article je parlais déjà de mémoire avec « se souvenir du futur ». Aujourd’hui je m’intéresse à « oublier le passé ».


La littérature abonde d’essais philosophiques sur les vertus de l’oubli. Lorsqu’il s’agit d’oublier des expériences désagréables, les bienfaits de l’oubli sont sans doute incontestables (et encore, existe-t-il  une opinion incontestable ?)

la-philosophie.com/nietzsche-oubli-condition-du-bonheur

L’oubli dont je souhaite parler aujourd’hui porte sur des souvenirs anodins. Vous arrive-t-il d’oublier la fin d’un film ou la trame d’un livre uniquement pour le plaisir de redécouvrir ce film ou ce livre ?


Chaque année, j’ai « une crise d’Agatha Christie ». Je relis pour la 52ème fois 10 romans policiers de la dame et non, je ne me souviens pas ! Qui a tué le major ? Qui est l’auteur des lettres anonymes ?
Ne pas me souvenir me donne l’assurance de retrouver intact le plaisir de la première fois, quand j’avais 13 ou 14 ans. En littérature policière, Agatha Christie est la seule à bénéficier, de ma part, de cette amnésie délicieuse qui a le goût de la madeleine de Proust.

S’agit-il d’oublis volontaires ? D’un caprice de la mémoire ?  Notre perception du temps étant liée à la mémoire, je me plais à croire que passé et futur appartiennent à la même catégorie d’un temps sans début ni fin, et que nous pouvons aussi bien revivre notre passé que nous souvenir de notre futur.

 

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